Le projet de recherche
D’«invention sans avenir» (Lumière), l’image en mouvement est devenue le principal mode d’expression visuel du XXe siècle et la plus importante industrie de l’image dans l’histoire. Aujourd’hui, elle est partout: cinéma, TV, Internet, sur les écrans des téléphones cellulaires, des lecteurs MP3 et des lecteurs DVD portatifs, des ordinateurs. Ses usages et ses genres se multiplient sans cesse: fiction, documentaire, art, jeux vidéos, téléjournal, divertissement, vidéo-clips, imagerie médicale, surveillance, dessins animés, publicité.
Née en réponse à l’espace croissant occupé par le cinéma dans la sphère publique à partir du milieu des années 10, alors que le cinéma connaît d’importantes mutations liées à son institutionalisation, l’expertise sur «l’image en mouvement» se développe aujourd’hui principalement dans les départements d’études cinématographiques ou encore de communication qu’on trouve dans les universités. En Amérique du Nord et en Europe, ces disciplines sont en plein essor. Mais ces disciplines (ou «interdisciplines») sont récentes et n’ont pas encore donné lieu à beaucoup d’examens historiques ou épistémologiques. Ce projet vise à combler cette lacune et à cerner l’institution et le foisonnement du champ (inter)disciplinaire que constituent aujourd’hui les Etudes cinematographiqes sur les continents nord-américain et européen, soit dans les espaces francophones et anglophones, c’est-à-dire là où le cinéma est né, où la production des EC a été la plus importante, et où sont apparues le plus grand nombre et les plus importantes institutions vouées à l’enseignement des EC et à la dissémination de la culture filmique (cursus universitaires, Cinémathèques française (CF) et québécoise (CQ), British Film Institute (BFI) et National Film Theatre (NFT), ciné-clubs, «film societies», revues de cinéma, etc.).
La recherche se fait selon trois axes.





